Présentation





LES PASSANTES DE LA RUE PUITS VERTS

h. 30,00 x l. 45,00 cm
Née à Lyon, ville des frères Lumière, je vis depuis les années 70 à Toulouse, ville où Jean Dieuzaide créa cette même année, avec le Cercle des Douze, la Galerie Municipale du Château d\'Eau. On n\'échappe pas à son destin et le déclic photographique eut lieu à Annecy dans les années 90. Autodidacte, c\'est en 1994 que j\'ai commencé à shooter l\'ambiance urbaine toulousaine, avec un appareil argentique Olympus : la rue et ses musiciens, ses « gueules », les particularités architecturales … Mais les captures qui me plaisaient le plus étaient celles des graffitis de Miss Van, Fafi ou Luce. Clichés argentiques précieux de tags hors la loi hier, glorifiés aujourd\'hui par le« street art », personnifié par le graffeur Anglais Banksy. Les tags de la Parisienne Miss Tic sont très intéressants également. Edouard Boubat, Germaine Chaumel, Marc Riboud, Willy Ronis, Robert Doisneau, Henri Cartier-Bresson etc .. du courant dit « humaniste » ont marqué mes tout débuts dans la photographie. Mais c\'est Brassai qui avait ma préférence, moins célèbré que d\'autres et pourtant auteur de clichés de rues magnifiques. Par la suite, d\'autres photographes contemporains, comme Sebastiao Salgado ou William Eggleston sont devenus eux aussi mes maîtres à shooter. Ma culture photographique je l\'ai acquise, comme tout autodidacte, en lisant les magazines spécialisés comme Photo, Chasseur d\'images….. Mon premier livre d\'initiation fut celui de Christian Constans paru en 1977 \"La photo en 10 leçons - et tout sur le développement noir et couleur\". Un autre livre m\'a beaucoup aidée « Tout sur la photo - Panorama des mouvements et des chefs d\'oeuvre et des techniques ». Internet et les tutoriels sont aussi de formidables vecteurs d\'apprentissage. J\'ai beaucoup fréquenté, avec mon ami et complice Raymond Barbe, la Galerie Municipale du Château d\'Eau à Toulouse et possède toutes les monographies des photographes renommés dont j\'enviais le talent. Nous écumions les galeries et avions quelques fois la fierté d\'exposer nous-mêmes nos oeuvres. Aujourd\'hui, il y a une profusion de photographes de renom et mon intérêt va surtout à ceux qui ont une vraie démarche de photojournaliste, que ce soit au bénéfice de l\'environnement, contre le consumérisme, la violence envers les femmes ou les diktats de mode et de physique qui leur sont adressés. J\'admire beaucoup l\'Américaine Jane Atwood et ses reportages sur les femmes incarcérées, les prostituées, les aveugles ou les malades du sida. Yann Arthus-Bertrand bien sûr, qui oeuvre pour la défense de l\'environnement. J\'ai un faible pour Raymond Depardon, né comme moi un 6 juillet et dans le Rhône et dont l\'une des citations me correspond assez bien \"Il faut aimer la solitude pour être photographe\". La photographe de charme Allemande Ellen Von Unwerth ne me laisse pas non plus indifférente. Trop vite cataloguée comme « photographe de la rue » par une journaliste locale, j\'ai commencé à diversifier mes prises de vues et à m\'intéresser un peu plus à la nature et aux paysages. Ce qui m\'attire dans la photographie est ce pouvoir qu\'elle me donne de capturer des instants fugaces comme cette jeune fille mélancolique, seule devant son verre à la terrasse d\'une brasserie. Ou comme ce joueur d\'accordéon, jeune et souriant, qui anime les rues par son répertoire musical varié. J\'aime aussi mettre en vedette des objets anodins à première vue mais qui peuvent surprendre par un angle de prise de vue original ou par un développement particulier. Saisir l\'image de cette feuille morte, insignifiante et méprisée, encore suspendue à l\'arbre mais plus pour longtemps, en représente un bel exemple. Ici, le choix du noir et blanc n\'est pas anodin puisque ce sont ces non-couleurs qui rendent le mieux l\'authenticité de la nature, des portraits et dans ce cas précis le pourtour joliment dentelé de cette feuille. Je peux dire que l\'esthétisme et, dans la mesure du possible l\'originalité, caractérisent mes photographies. A la ville ou à la campagne, les occasions ne manquent pas de fixer « le Beau, l\'harmonie, le bien-pensé ... » (Aline Llareus-Dinier, critique d\'art). J\'ai exposé dans plusieurs galeries ou espaces, pour la plupart disparus aujourd\'hui, surtout à Toulouse et Blagnac, en Haute-Garonne (Can\'Art, Arts et Formes, Espace Semvat, Les Cordeliers, Odyssud ….) mais aussi en Tunisie lors d\'un voyage d\'une délégation d\'artistes pluridisciplinaires toulousains reçus à Tunis par le ministre de la culture. J\'ai participé également au \"Mai photographique\" avec le club photo IBO de Léguevin dont la particularité est l\'exposition de photos chez les commerçants. Mes dernières expositions datent de 2013 et 2016 au Parc des Expositions de Toulouse dans le cadre d\'une manifestation en l\'honneur du Portugal et au Salon du Livre au Vert à la forêt de Bouconne. Aujourd\'hui, je n\'expose plus en galeries car il est très difficile de trouver des espaces d\'expositions dédiés à la photographie et non payants. En conséquence, j\'alimente un site (http://www.soler-photographe.fr) et je partage mes oeuvres essentiellement sur Face Book. Convertie au numérique depuis 2013, je suis attirée aujourd\'hui par la photo abstraite, exercice qui se révèle plus compliqué que je ne le pensais. Du coup, sans abandonner ce créneau de l\'abstraction, je me suis rendue compte que je m\'orientais toujours plus et très naturellement vers la capture des petites choses de la vie. Celles qui peuvent paraître insignifiantes mais qui reflètent une certaine poésie, qui surprennent ou présentent un côté anecdotique.